Lieve JORIS

lieve joris

Lieve Joris est née en 1953 à Neerpelt en Belgique. Après le lycée, elle suit des études de journalisme aux Pays-Bas et devient reporter pour divers magazines. Elle commence à voyager en Afrique du Nord et au Moyen-Orient. Après un périple à travers l’Arabie Saoudite, le Koweït, le Bahreïn, les Émirats Arabes unis et le Katar, elle écrit son premier roman, De Golf.
En 1985, elle prend la mer à bord du Fabiolaville, vers l’ancienne colonie belge du Zaïre. Ce voyage sur les traces de son grand-oncle missionnaire est narré dans Mon oncle du Congo (Actes Sud, 1990). Il inaugurera une succession de voyages sur le continent africain.
Durant l’été 1989, elle se rend en Hongrie. Dans l’année qui suit, elle assiste au bouleversement du pays, et écrit De melancholieke revolutie.
En 1991, elle publie Een kamer in Cairo, un essai autobiographique.

Pendant les années suivantes, elle se rend en Afrique, au Moyen-Orient et aux Caraïbes. Elle rencontre Naguib Mahfouz en Egypte, V.S. Naipaul à Trinidad. Un recueil de ses récits de voyages est publié sous le titre La chanteuse de Zanzibar (Actes Sud, 1995).
Après la première guerre du Golf, elle part pour la Syrie retrouver son amie Hala qu’elle a rencontrée lors d’un voyage en Iraq, et réalise avec Les Portes de Damas (Actes Sud, 1994), un portrait intimiste de la vie à l’intérieur de la capitale syrienne.
Après avoir voyagé au Sénégal, en Mauritanie et au Mali, elle publie Mali Blues et autres histoires (Actes Sud, 1999), un recueil de nouvelles dont le titre est un hommage au chanteur de blues malien, Boubacar Traoré, dont elle trace le portrait.
Avec Danse du léopard (Actes Sud, 2002), Lieve Joris s’immerge à nouveau et pendant seize mois, dans le Congo. C’est un moment particulièrement précaire de l’histoire congolaise, une période de troubles et de guerres civiles. Lieve Joris ne cède pas à la peur et dépeint l’inimaginable réalité d’un pays désemparé.
Dans L’Heure des rebelles (Actes Sud, 2007), elle raconte la vie d’Assani, un officier supérieur né à l’est du Congo, témoin actif de tous les conflits. Il est de ceux qui furent rebelles, puis fidèles, menacés du fait de leur origine, traqués ou détenteurs du pouvoir au gré des événements, des données politiques, des intrigues.
Enfin, Les Hauts Plateaux (Actes Sud, Mai 2009), relate un séjour de sept semaines dans les hauts plateaux du Sud-Kivu, où a grandi Assani le personnage principal de L’Heure des rebelles. Un pays de collines vertes, de la juxtaposition de peuples cultivateurs et de peuples éleveurs de vaches ; une région peu peuplée, résistante, restée à l'écart de la colonisation belge. Avec ce livre, elle marque la fin d'une période de sa vie, laissant deviner que le moment est venu de découvrir une autre partie du monde.
Lieve Joris fait actuellement des recherches pour un livre qui traitera des relations entre l’Afrique et l’Asie.

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Lieve Joris sera l'invitée du Festival Etonnants voyageurs du 30 mai au 1er juin :

elle y recevra le troisième Prix Nicolas Bouvier pour Les Hauts Plateaux.


L'actualité éditoriale de Lieve Joris

les hauts plateaux

Les Hauts Plateaux
récit traduit du néerlandais par Marie Hooghe

Comme pour mettre un point final, après des années, à son œuvre de recherche affective, d'approche des contradictions, de suivi des conflits, d'empathie pour les habitants d'un pays qu’elle a connu Congo, puis Zaïre, puis à nouveau Congo, Lieve Joris est allé à pied, sept semaines durant, de village en village, dans cette région méconnue, résistante, restée à l'écart de la colonisation belge où se côtoient des ethnies et des tendances politiques pas toujours en bonne entente. Une marcheuse, blanche, souvent la première jamais venue dans les parages, accompagnée d'un guide et de porteurs, picaresques à leur manière, dépositaires d’une valise, objet que Lieve considère comme son seul luxe, vu les conditions rudimentaires de vie des paysans, la pluie, la boue, les puces, les rats, la nourriture difficile, mais aussi les brigands possibles, les miliciens plus ou moins autonomes, les autorités pas toujours ravies de sa présence.

Des hautes collines aux abords du lac Tanganyika, Lieve Joris nous propose une variante moderne des immersions africaines des explorateurs, un résumé du Congo, sur un petit bout de carte fondamental en ce qui concerne la géopolitique de l’Est africain.

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Pour accompagner la sortie des Hauts Plateaux, L'Heure des rebelles est publié en poche,
Babel n° 961.


Revue de presse

Ouest-France

Josiane Guéguen
Top

“Vraie voyageuse, vraie écrivaine, Lieve Joris livre des documents qui sont toujours des récits de voyage décalés tant elle sait, d’une annotation apparemment banale, d’un regard sans misérabilisme et ni complaisance, décrire le quotidien des peuples, leurs espoirs, leurs souffrances.”

Bottom

L'Express

Delphine Peras
Top

“Depuis les années 1970, la journaliste a effectué de longs séjours en Sierra Leone, en Mauritanie, au Sénégal, au Rwanda, au Zaïre. Comme ses modèles, Ryszard Kapuscinski, V. S. Naipaul, elle en a rapporté des récits précis, lucides, impressionnistes aussi, à une certaine distance des événements mais dans la proximité des individus, d’une écriture splendide de sobriété.”

Bottom

Libération

Christophe Ayad
Top

“Si ce n’était pas devenu une insulte par ces temps de chasse à courre au gibier à plume, on écrirait sans crainte d’être mal compris que Lieve Joris est l’une des meilleures journalistes au monde. Oui, journaliste, comme Hérodote a pu l’être et aussi Ibn Khaldûn ou Ryszard Kapuscinski.”

Bottom

Lire

Baptiste Liger
Top

“Lieve Joris trouve les mots pour tout dire, sans jamais ressasser les clichés du genre. Elle privilégie l’humain, la chair, et ne cherche pas à faire la morale. “De quel droit pourrais-je me permettre de juger ?” demande-t-elle, comme une évidence. On lui répliquera que son ingérence littéraire est, quoi qu’il en soit, des plus salutaires.”

Bottom

Le Soir

Pascale Haubruge
Top

“Lieve Joris ne cherche pas à collectionner les paysages. Elle s’intéresse avant tout aux gens qu’elle croise. Jeunes musiciens ou vieillards. Enfants des villes et des villages. On la sent attentive aux êtres. C’est ce qui touche dans ses récits, aussi servis par une écriture sensible.”

Bottom

Géo

Jean-Paul Gibiat
Top

“Lieve Joris ne cesse de prendre la mesure du monde. Et ses livres sont comme un menu à la carte qui proposerait, au retour de chaque voyage, des tranches de vie, la sienne bien sûr, mais surtout celle de tous ceux qui l’ont accueillie comme une des leurs en cours de route.”

Bottom

Prix

- 2009 : Prix Nicolas Bouvier, pour Les Hauts Plateaux
- 2002 : Prix de la Culture de la province de Limburg, en Belgique, pour Danse du léopard
- 1999 : Prix triennal belge de prose flamande et Prix de L'Astrolabe (France) pour Mali Blues
- 1993 : Prix triennal néerlandais Henriette Roland Holst pour De melancholieke revolutie