André BRINK - Dans le miroir suivi de Appassionata

Dans le miroir suivi de Appassionata

Dans le miroir

Au Cap, Steve est un architecte renommé. Marié et père de deux petites filles, séducteur et quelque peu phallocrate, il découvre un matin avec effroi que la couleur de sa peau a changé. Cet homme qui jusqu'alors se payait le luxe de ne pas être engagé politiquement, ce blanc avide de reconnaissance et de privilèges, se retrouve soudain du mauvais côté de l'histoire sud-africaine. Terrassé, halluciné, honteux et apeuré, Steve va vivre et incarner la schizophrénie de son pays. Terrorisé par les insultes racistes de l'inconnu, sidéré par le silence de ses proches, il perd tout repère et révèle peu à peu de profondes contradictions. Au soir de cette étrange métamorphose, Steve est attablé dans un restaurant avec sa femme quand surgit un groupe d'hommes cagoulés et armés.

Appassionata

Dans le même restaurant se trouvent ce soir-là Derek, un professeur de piano et Nina la soprano qu'il accompagne en concert. Marquée par le suicide de son premier mari et par le meurtre du second, Nina est très perturbée. Suite au choc subit lors de cette agression, elle annule ses concerts et se retire dans la maison de son enfance pour y travailler avec Derek. Attiré par la beauté de cette femme blonde, troublé par cette soudaine intimité, le pianiste tente pourtant de ne pas succomber et se retire la nuit venue dans l'isolement de sa chambre. La soprano vient le rejoindre dans l'obscurité.
Le halo des phares d'une automobile balaie légèrement leurs corps enlacés. Le temps d'un éclair, Derek distingue sur les épaules de Nina une magnifique chevelure noire de jais, une tresse qui s'enroule lentement autour de lui jusqu'à l'étouffement…



Dans ces deux récits qui, avec La Porte bleue (Actes Sud, 2007), se répondent en composant un subtil triptyque, André Brink met en scène deux couples aux vies parallèles et qui subissent sous un éclairage différent de troublantes épreuves.
Jouant en virtuose de la réalité comme du paraître, l’auteur explore de façon envoûtante leur identité. Comme si l’Afrique du Sud avait à ce niveau un pouvoir de destruction aux frontières du sortilège.



Parution en Babel

L'Amour et l'Oubli

L'Amour et l'Oubli

Au même moment paraît dans la collection Babel L’Amour et l’Oubli, autobiographie fictive, par le biais de laquelle André Brink rend hommage avec une évidente honnêteté au désir et à l’amour qui ont construit, nourri et régénéré l’homme – plus encore que l’écrivain – dans un pays brûlant de violences et d’engagements, de trahisons, de passions, d’exils et d’utopies.

Chris, un écrivain sud-africain, aborde l’hiver de sa vie. Avant de perdre la mémoire, de ne plus percevoir l’importance des choses ou leur légèreté, avant d’oublier l’absence de son tout dernier amour et la mort si récente de sa propre mère, il revisite les belles années de son passé, évoque les femmes aimées et désirées qui, chacune à sa manière, ont accompagné sa vie d’écriture et de combats politiques – une vie de Sud-Africain blanc, enseignant, écrivain et militant, souvent en danger, emprisonné parfois, et toujours témoin révolté de son temps.




Biographie

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Né en 1935 en Afrique du Sud, André Brink fait ses études à l’université de Potchefstroom ainsi qu’à la Sorbonne à Paris. De 1961 à 1990, il donne des cours en Allemand et en Afrikaans à l’université de Rhodes à Grahamstown, puis de 1991 jusqu’à sa retraite en 2005, il est professeur d’Anglais à l’université du Cap. Ses romans sont traduits dans plus d’une trentaine de langues. Il a reçu un grand nombre de distinctions dont le CNA Award en 1965, 1978, et 1983 (le prix le plus important d’Afrique du Sud), le Martin Luther King Memorial prize en Angleterre, le Premio Mondello en Italie. Et par deux fois, il a figuré sur la dernière sélection du Booker prize. En France, il a obtenu en 1980, le prix Médicis étranger pour Une saison blanche et sèche. André Brink poursuit l’élaboration d’une œuvre qui fait de lui l’un des écrivains vivants les plus reconnus dans le monde, l’une des voix majeures de l’Afrique du Sud de ces trente dernières années. Aujourd’hui, André Brink travaille et vit à Cape Town. Ses mémoires, A Fork in the Road, viennent de paraître en Afrique de Sud et en Angleterre, ils seront publiés chez Actes Sud en 2010.



Revue de presse

Transfuge

Mazarine Pingeot
Top

“Les mots sont chair chez André Brink, la folie affleure, énergique, stylée, le spirituel colore chaque page, l’art romanesque est à son apogée.”

Bottom

L'Express

André Clavel
Top

“Un hymne à la tendresse et au désir, dans une Afrique du Sud où l’amour aura raison de la haine. Sous la plume d’un écrivain désormais statufié, dont Nelson Mandela a dit qu’il avait changé sa vision du monde.”

Bottom

Lire

Olivier Stroh
Top

“André Brink signe deux odes à l’amour du corps et de l’esprit, où l’histoire d’un pays multiculturel se mêle à celle d’un de ses enfants, qu’il s’appelle Cupido Cancrelas ou Chris Minnaar. Car il est des personnages de roman qui révèlent la vérité. Il est des auteurs dont on lit les œuvres avec humilité. ”

Bottom

Edelweiss (Suisse)

Zohra Karmass
Top

“Quintessence de l’amour, la combinaison de ses rencontres ont fait de cet homme un écrivain à l’éternelle fascination pour le désir, avec en toile de fond omniprésente une Afrique du Sud enfin libérée de sa gangrène. ”

Bottom

Guy Duplat

La Libre Belgique
Top

“André Brink a toujours réussi à mêler ses engagements avec une magnifique prose romanesque.”

Bottom